Marc Brousse

Dessinateur / Architecte

Son Histoire

«  L’Utopie contient la sève la plus puissante et la plus mystérieuse de l’histoire.
L’Utopie sort du passé pour dévoiler l’horizon. Seuls ceux qui regardent vers ce que l’on ne voit pas,
ont la possibilité de changer le monde,
de le percevoir et de l’émouvoir différemment. »

Après une dizaine d’années partagées entre les Pays-Bas et la Belgique en tant qu’architecte, Marc Brousse vit et crée actuellement à Bordeaux. Il décide d’entamer fin 2015 sa carrière artistique.

  • Discipline / technique :
    Dessinateur / Architecte
  • Formation :
    Master Ecole d’architecture de Toulouse
    Diplomé Ecole d’architecture de TUDelft (Pays-Bas)
  • Œuvres Papier : Traitillisme,
    Encre et graphite sur Papier Arches ou toile en Lin.
  • Sculptures : Résine , Bois, Pierre
    (prototypes en cours d’élaboration).

Réflexion artistique

La première influence visible résulte de la fascination de l’artiste pour l’art de bâtir, ses liens avec les caractéristiques de la Nature (série de Fibonacci, nombre d’or, etc.) l’histoire des civilisations, des religions et des mythes. Durant ses voyages, l’artiste a constaté que le développement culturel et architectural suit le concept épigénétique. Chaque ville, artefact urbain, est une «espèce» unique en perpétuelle métamorphose, un organisme vivant qui de part sa vitalité interne anime la matrice de son enveloppe externe, mais l’exprime de façon très différente selon le contexte auquel elle appartient. De ce postulat, l’artiste construit sa réflexion, à savoir la relation intime qui existe entre l’architecture de la Nature et celle de l’Homme.

« La vie est une ligne, l’action est une ligne la pensée est une ligne, chaque ligne est une vision de l’espace et du monde ».
Manlio Brusantin.

L’artiste aborde de cette hypothèse un travail de recherche sur la ligne, la puissance de son âme dans les mécanismes de composition spatiale, pour voir l’évolution d’une construction infinitésimale abstraite vers un mouvement formant un espace, un périmètre figuratif. Marc déploie ainsi un nouveau langage artistique nommé traitillisme en réinterprétant une technique initiée par Paul Clodel Cochard, juxtaposée aux codes de représentations architecturaux (principes du parti et du poché notamment).

La ligne est entre deux instants, contrairement au point qui est associé à l’instant. La ligne représente une quantité de temps, décrivant un mouvement. Ainsi l’œil qui fixe la ligne saisit le temps et lui donne forme. Cela permet de transposer l’organisme architectural et urbain (comme un organisme vivant) à différentes échelles de lectures et transformer les mesures en imaginations. Au travers de ses œuvres, Marc compose dans un exercice d’écriture architectural ; un travail calligraphique enveloppant différentes spirales de perspectives. L’artiste lie, rythme, séquence, fréquence, densifie à l’infini la ligne pour déployer des figures générant une série de métamorphoses, des cités aux architectures intrigantes et aux composantes décalées, infléchissant avec nos idées reçues basées sur la raison et la normalité. Ses œuvres papiers sont réalisées à l’encre de chine (rotring) et au graphite. Chaque réalisation est dessinée à l’œil nu et à main levée. Marc accompagne chaque œuvre d’une brève littéraire, d’un « poème instant » permettant de mettre en résonnance notre imaginaire avec les œuvres et rappeler la mémoire des lieux illustrés.

Depuis 2019, Marc explore différents médiums en collaboration avec d’autres artistes (Dessin, Sculpture, Gravures sur pierre, installation, écrits, Composition sonore) toujours dans l’optique de révéler les valeurs fondamentales de notre environnement telles que l’architecture, la cité nature qui forment le socle d’un vecteur de relation social et d’unification.

Expositions, diffusion des œuvres

A VENIR :

  • LE Q4uatre – Group show – 25/26 Mai
    Argenteuil ( FR)
  • Artbox Gallery – Solo show – Décembre/ Janvier
    Zurich (CH)
  • Sonia Monti Galerie – Group show – Mai/Août
    Paris (FR)

2019

  • Art Rooms Fair London 5° – solo Project – Melia White House Hotel – Londres (UK)
  • Académie des Beaux-Arts – Prix de Dessin Pierre David-Weill (finaliste) – Group show – Cité Internationale des Arts – Paris 4° (FR)
  • « TOPOS » project  – Group show – Hackney Walk – London (UK) Fondation UDAV.

2018

  • « Fragments » – Solo exhibition – WeArtFromParis – Paris (FR)
  • Salon Art Abordable 24°- Solo – La Bellevilloise – Paris (FR)
  • Artbox gallery – Group show – Résident (depuis Dec 2017) – Zurich (CH)
  • Lamarque-in Gallery – Crans Montana (CH) – Résident (depuis Jan 2017)
  • « Timeless Fragments » – Group show – Primo piano special project – Brindisi (It)

2017

  • Gallery MLS – ‘’l’envolée des lignes’’ – Duo Show – Bordeaux (FR)
  • Art Truc Troc – Group show – Bozar – Bruxelles (BE)
  • Art Box Project Basel 2.0 (finalist) – Basel (CH)
  • ART 3F Lausanne – Galerie Lamarque IN – Lausanne (CH)
  • Lamarque-in Gallery, Crans Montana (CH) – Résident (depuis Jan 2017)

2016

  • Brussels Affordable Art Fair – Tour & Taxi, Bruxelles (BE)
  • Art Magna, Group show SeedFactory – Bruxelles (BE)
  • London Affordable Art Fair, Hampstead – Londres (UK)
  • Brussels Design September – Group show-La Raffinerie – Bruxelles (BE)
  • Les Nocturnes du sablon – Group show – Place du Sablon – Bruxelles (BE)
mains

Projet artistique

« Au regard se croisent des civilisations »

Synopsis : le projet s’inscrit tel un recueil illustrant la force architecturale de nos différentes civilisations écrites ou à venir par l’Homme.

Les fondements des civilisations se sont faits par le biais de cultures urbaines nourries de symboles et d’utopies permettant de graver des repères identitaires et de générer la mémoire des lieux. Ainsi, les valeurs fondamentales de notre environnement, telles que l’architecture et la cité nature, sont un vecteur de relation sociale et d’unification.

Depuis l’antiquité, l’architecture utopique est étudiée comme lieu assignable (ATOPOS) exprimant une sortie de l’histoire. D’Ezekiel et Babylone, d’Homère et les champs Elysées, de la ville lumière de Bagdad sous les Abassides, ou encore de l’île d’Utopie de Thomas More, des visions de cités dépourvues de temps ont pu être illustrées, compilant une vision morale du monde.

Au travers d’un dialogue entre architecture de l’Homme et de la Nature, les œuvres permettent de requestionner la position de l’Homme au sein de la ville « forme » comme identité globale, abstraite voir insaisissable.

Comme le dit Italo Calvino :
« Le catalogue des formes est infini : aussi longtemps que chaque forme n’aura pas trouvé sa cité, de nouvelles villes continueront de naitre. Là où les formes épuisent leur variation et se défont, commence la fin de la ville. »

Cette approche permet de suivre l’affirmation selon laquelle le développement culturel et architectural suit le concept épigénétique (nous sommes nés avec l’aptitude au langage). Chaque ville, forme urbaine, est une « espèce » unique dans le sens où sa juxtaposition de bâtiments et d’espaces constitue le programme épigénétique de ce lieu. Sur base de l’épigenèse, en tant que principe développemental, les bâtiments ne font pas simplement écho au milieu existant mais ajoutent quelque chose de nouveau et de dynamique au contenu, au génome architectural et à la géométrie urbaine.

Les œuvres sur papier réalisées à main levée à l’encre de chine et au graphite, sont au format 56x76cm (Papier Arches 640g) et sont observables à la loupe. Elles déclinent des approches analytiques des civilisations disparues ou à en devenir (Carthage, Pompéi, Shanzi, Theotihuacan, AngkorVat, Mandu, l’Ile d’Ashima, Prypiat, Sikri, etc.), pour les faire renaitre sous forme d’artefacts.

Les œuvres, issues d’extraits des plans d’origines, sont réarticulés et réinterprétées par la juxtaposition des différents principes géométriques, de perspectives inversées, de symboles générant des artefacts urbains dans une gravité dénouée de toute temporalité ; soulignant ainsi l’évolution et la mortalité des écritures architecturales et urbaines par rapport à l’échelle de l’Homme restant figée et immuable dans le temps.

Chaque œuvre est accompagnée d’essais littéraires et graphiques (poèmes, extraits de plans, détails d’architectures.). Pour donner forme à un laboratoire panhellénique, ces ‘‘vestiges littéraires et architecturaux’’ associés à chaque civilisation (avec les graphies/écritures d’origine) sont repris dans un Manuscrit de manière à interroger l’observateur sur leur origine.

Enfin, une série d’œuvre de format variable mettant l’architecture en scène sous le rapport des arts, des mœurs, des mythes et des croyances est inclue au projet. Elles nous interrogent sur la position de l’Homme dans sa société, pour redéfinir les notions d’espaces édifiés, et questionner nos valeurs morales source de maintien de la structure de notre humanité.

L’observateur interagira avec les principes de lecture d’individualités dans la globalité de principes utopiques architecturaux, où, les frontières urbaines devenant perméables, un seul et même monde ainsi apparait, offrant la richesse de faire coexister nos cultures et notre histoire.

Principe dans l’élaboration des œuvres, des artefacts des cités perdues

Série en cours de réalisation - Encre et graphite sur papier Arches 640g, 56x76cm

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